SIHP - Master 2 - 2014
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Syndicat des Internes des Hôpitaux de Paris

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Master 2

Le « Master » est le diplôme obtenu au terme d’une formation universitaire s’effectuant sur deux années, intitulées « Master 1 » (M1) et « Master 2 » (M2). Dans le cursus universitaire classique, le master fait suite à une licence. Les étudiants en médecine bénéficient d’une équivalence leur permettant d’accéder directement au M1, sans licence préalable.

Il existe deux types de master : les masters pro et les masters recherche. Les masters pro visent à acquérir une compétence professionnelle. Les masters recherche forment au métier de chercheur ; les étudiants sont ensuite capables de mener un projet de recherche dans le cadre de la préparation d’une thèse de sciences comme doctorant. 

Le master s’obtient en validant des crédits (60 en M1 et 60 en M2, selon l’ECTS – European Credits Transfer System) en fonction des unités d’enseignement (UE) suivis et des stages effectués en laboratoire de recherche.

Pour obtenir un niveau de M1, les étudiants en médecine doivent valider différentes UE et/ou effectuer des stages courts en laboratoire de recherche, soit au cours des deux premiers cycles de médecine (le plus souvent en PCEM2 et DCEM1 pour les plus prévoyants), soit au cours de l’internat (pour le désespoir des internes et de leurs co-internes). Les UE peuvent être suivies et validées indépendamment sur plusieurs années. Les modalités pratiques peuvent varier selon les facultés.

Pour s’inscrire en M2, il est nécessaire d’avoir validé un niveau M1. Classiquement, le M2 s’effectue en un an, au moment de l’internat. L’année de M2 se compose de cours théoriques et stage de recherche, selon des modalités pratiques variables en fonction des masters : cinq mois de cours (de septembre à janvier) suivis de cinq mois de stage à temps plein dans un laboratoire de recherche ; des semaines de cours alternant avec des semaines de stage ; des journées de cours alternant avec des jours de stage chaque semaine ... Le stage de recherche donne lieu à la rédaction d’un mémoire, soutenu oralement.

Pourquoi faire un Master 2 ?

  • Un attrait pour la recherche

Depuis votre naissance, vous rêvez de devenir chercheur ? … Pas de doute, il faut faire un master ! Un master permet de découvrir le monde de la recherche de l’intérieur, en s’intégrant plusieurs mois au sein d’un laboratoire et en participant à la réalisation d’un projet de recherche. Un master est la première étape d’un cursus scientifique complémentaire du cursus médical. Il est indispensable pour s’inscrire en école doctorale et préparer une thèse de sciences.

  • Un plan de carrière

Depuis votre naissance, vous rêvez de devenir PU-PH ? … Pas de doute, il faut faire un master ! Pour accéder aux postes universitaires (chef de clinique, voire ultérieurement maître de conférence, puis professeur), il est souvent demander aux internes d’acquérir une formation scientifique complémentaire.

  • Une envie de formation complémentaire

Suivre un master permet d’acquérir/approfondir des connaissances théoriques (en plus de l’apprentissage pratique de la recherche). La thématique du master détermine le(s) domaine(s) des connaissances. Celui-ci peut être plus ou moins lié à sa spécialité. L’intérêt du master est aussi de prendre de la distance avec la clinique, et d’aborder les problématiques de sa spécialité avec de nouveaux outils, à travers une (ou plusieurs) discipline(s) scientifique(s).   

  • Les rencontres

Suivre un master peut aussi se décider au cours de l’internat au fil des rencontres : avec des médecins impliqués dans des programmes de recherche, avec des chercheurs …  

  • Et avant tout : la curiosité !

Le moteur d’un projet de master est aussi (et surtout !) la curiosité : curiosité de nouveaux savoirs, de nouvelles approches de travail, envie de découvrir de l’intérieur le monde de la recherche …

  1. Quand, Comment et Où faire son master recherche ?

Initialement, il est utile de multiplier les sources d’informations : internes plus anciens ou internes d’autres villes (ne pas hésiter à utiliser pour cela le réseau de votre association de spécialité, et sa mailing liste), hospitalo-universitaires, chercheurs, sites internet des facultés… 

Lorsque le projet est plus avancé (notamment lorsque la thématique est choisie, et l’équipe de recherche trouvée), l’équipe de recherche d’accueil accompagne (idéalement) l’interne dans ses dernières démarches : choix des enseignements, financements …

Dans tous les cas, il est important de ne pas rester seul avec ses questions.

La plupart des étudiants en médecine effectuent leur M2 au cours de l’internat. C’est une période où il est facile d’interrompre son cursus (en prenant une disponibilité), et il existe des financements dédiés aux internes (année-recherche et autres bourses).

Le plus habituel est de programmer son M2 durant la deuxième moitié de l’internat : en prenant une disponibilité entre la troisième et la quatrième année d’internat. Cela laisse deux ans en début d’internat pour découvrir la discipline, rencontrer des équipes, se poser ses propres questions … et choisir le domaine dans lequel faire son master. Le M2 est ensuite préparé sur le plan pratique pendant la troisième année.

Toutefois, il ne s’agit pas d’une règle absolue. Il est possible de prendre une disponibilité pour « études et recherche » dès 6 mois d’internat. 

Prendre une disponibilité permet de se consacrer exclusivement au travail du M2 ; idéalement, la mise en disponibilité se fait sur une période de un an de novembre à novembre (il reste toutefois nécessaire de prévoir des aménagements pour le mois d’octobre précédant la disponibilité, car les cours commencent le plus souvent en octobre). Une mise en disponibilité nécessite d’avoir des ressources pour compenser l’absence de revenus. Ici aussi, il n’y a pas de règle et certains choisissent de réduire la disponibilité aux six mois d’hiver, en prévoyant des aménagements et une grosse charge de travail pour les mois où se chevauchent M2 et stage d’interne. Enfin, certains internes poursuivent un M2 en parallèle des stages. Cela nécessite une faible charge de travail en stage, et la possibilité de s’absenter aussi bien des cours et du stage en laboratoire que du stage à l’hôpital.

Le plus pratique est peut-être dans la ville de son internat. Toutefois, une année de M2 est très propice à la mobilité : il est possible de s’inscrire à n’importe quel M2 en France. Si un enseignement ou un laboratoire de recherche paraît particulièrement intéressant dans une autre ville (ou s’il n’y a rien d’attirant au niveau local), il ne faut pas hésiter à se poser la question d’effectuer son master dans une autre ville. A noter que l’enseignement et le stage de recherche peuvent avoir lieu à deux endroits différents (éventuellement très éloignés). Pour que l’équipe pédagogique du master valide le stage de recherche dans un laboratoire, il est souvent nécessaire que ce laboratoire soit accrédité ou affilié au master. Si ce n’est pas le cas, renseignez-vous auprès du secrétariat du master sur les démarches à effectuer. L’année de M2 est également propice aux séjours à l’étranger, notamment pour y effectuer le stage de recherche. Outre l’intérêt scientifique, il peut y avoir un intérêt linguistique (parler l’anglais sans accent ! après un stage en pays anglophone), voire plus si affinités … Il faut se renseigner sur les conventions qui existent entre la faculté d’enseignement et des lieux de stage à l’étranger, ou profiter d’une collaboration internationale d’un laboratoire français.

 

Comment financer son master ?

Le problème du financement conditionne bien souvent la décision de suivre un master, ainsi que la question d’une mise en disponibilité. Différents modes de financements existent (C’est pour cela qu’il ne faut surtout pas hésiter à aborder la question du financement avec votre chef de service, ou le directeur du laboratoire d’accueil) : 

  • L’année recherche
  • Les bourses
  • Les ressources locales (contrats signé avec les laboratoires de recherche et les services hospitaliers)
  • L’auto financement (garder, remplacements)

 

Elaborer son projet de recherche de Master 2

En pratique, un projet de M2 ne s’élabore pas seul. Même si les idées personnelles de l’interne sont évidemment bienvenues, le projet de recherche s’élabore avec l’équipe du laboratoire d’accueil. Il faut donc avant tout choisir un laboratoire dans un domaine de recherche donné.  

Choisir un domaine de recherche

Il existe une multitude de domaines dans lesquels un interne peut effectuer un M2. De manière non exhaustive, nous pouvons citer : neurosciences, génétique, imagerie cérébrale, biologie moléculaire, physiologie, microbiologie, pharmacologie, épidémiologie, psychologie, philosophie, anthropologie, sociologie …

Il est nécessaire d’avoir une cohérence dans son année de M2 : le domaine du projet de recherche détermine la thématique du master auquel on s’inscrit. Les cours suivis sont en rapport avec le projet de recherche mais apportent plus largement des connaissances sur le domaine d’étude.

Différents critères peuvent entrer en compte dans le choix du projet de recherche : les possibilités de recherche et d’enseignement locales, la possibilité d’obtenir un financement …

Il est toutefois primordial de choisir un domaine qui plaît, avant d’y travailler de manière approfondie plusieurs mois.  

Trouver un laboratoire d’accueil

Le choix du laboratoire d’accueil peut s’imposer de lui-même : laboratoire de recherche rattaché au service hospitalo-universitaire.

Mais ce choix peut aussi faire l’objet d’une démarche personnelle. Il faut définir au préalable le domaine de recherche et le lieu où vous souhaitez aller. Il faut ensuite trouver les coordonnées des laboratoires et des chercheurs : par exemple, et de manière non exhaustive, en recherchant sur les sites internet des organismes de recherche : site du CNRS (http://www.cnrs.fr/) ; site de l’INSERM (http://www.inserm.fr/) ; sur les sites des facultés, notamment les pages d’information du(es) master(s) qui vous intéresse(nt) ; sur les publications (les coordonnées de l’auteur principal sont toujours mentionnées) ; lors de congrès ou de journées scientifiques …

Ensuite, il ne faut pas hésiter à prendre contact avec les laboratoires et à aller rencontrer des chercheurs, même sans être introduit par une connaissance. Il peut être tout aussi intéressant pour le laboratoire de vous accueillir, que pour vous d’y aller ! Le projet de recherche à réaliser dans le cadre du master est établi avec la personne qui vous encadrera dans le laboratoire. Là encore, il ne faut pas hésiter à solliciter son aide pour l’écriture d’un pré-projet, souvent nécessaire à la candidature en master, et pour les démarches d’inscription et de financement.

Choisir ses enseignements

Il existe plusieurs masters susceptibles d’accueillir en M2 des internes en France. Certains En fonction de son projet, il reste toutefois possible de postuler pour des masters n’accueillant pas habituellement des internes de votre spécialité. Ceci implique une démarche personnelle pour trouver la formation adéquate et s’y faire accepter.

Les renseignements sur les modalités d’inscription et les enseignements sont plus ou moins faciles à trouver sur les sites des universités. Il peut être utile de se renseigner directement auprès du secrétariat du master. Il existe souvent une procédure de candidature (d’avril à juillet) pour être admis.

Si le master ne reçoit pas habituellement des internes, il peut être nécessaire (et judicieux) de solliciter un entretien avec l’équipe pédagogique du master pour évaluer la faisabilité de votre projet, et le degré d’équivalence qui vous est accordé. Une fois admis, il faut choisir les unités d’enseignement (UE) que vous voulez suivre et valider. La plupart des masters proposent les UE à la carte ; il est nécessaire de valider 30 ECT au premier semestre de M2.

Il existe des accords entre certains masters qui permettent de suivre et valider les UE dispensées par d’autres masters que celui où vous êtes inscrits. Il est possible de choisir des UE sans lien direct avec le projet de recherche ; un minimum de cohérence est toutefois nécessaire. Il peut être utile de prendre l’avis de son responsable de stage, de l’équipe pédagogique du master, … et des étudiants des promotions antérieures. Il est de même pertinent d’évaluer la charge de travail des différentes UE, et la compatibilité des emplois du temps.

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